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« Notre survie dépend de notre solidarité... ou pas »

À l’aube de 2018, le SUT se remémore une année mouvementée. Des campagnes importantes ont été et continuent d’être menées dans nos deux pays. Au Canada, nous poursuivons notre campagne anti-privatisation partout en Ontario. Aux États-Unis, nous luttons de toutes les façons possibles contre la privatisation, pour la sécurité au travail et nous survivons à un gouvernement dévoué à la baisse des salaires.

Le masque de l’Administration Trump est tombé et il est clair que ce que vous obtenez N’EST PAS ce qui vous a été promis. Difficile de ne pas arriver à la conclusion que beaucoup de travailleurs ont été poussés à voter pour cela.

2018 s’attaquera aux « droits ». Les droits sont des prestations comme la sécurité sociale et l’assurance maladie qui sont en réalité gagnés par les travailleurs.

Les États-Unis ont choisi de ne pas payer leurs factures. Nous pourrions le faire, si nous n’avions pas la plus grande armée du monde. Les travailleurs paient pour cette armée même si, en fait, elle existe surtout pour protéger les milliardaires et leurs entreprises.

Elle garde le pétrole à flot et les voies d’expédition ouvertes. Nous avons des bases militaires et des troupes dans plus de 100 pays, mais nous avons été incapables de sauver Porto Rico de plusieurs mois de conditions de vie inhumaines après une tempête.


Traîtres milliardaires

Alors les traîtres milliardaires utilisent notre argent pour protéger leurs entreprises. Mais, ils conservent leur propre argent à l’étranger pour éviter de payer des impôts.

Puis le Congrès leur accorde docilement une amnistie d’impôts, les suppliant de « rapatrier » leur argent. Rapatrier... Ensuite, les républicains empruntent 1,5 trillion de dollars pour donner encore plus d’argent à ces non-patriotes, en utilisant l’argent des travailleurs pour payer la facture.

2018 : l’addition est sur la table. Sauf que dans ce jeu, ceux qui ont fait la fête ne paient jamais. Le repas se déroule à une table, l’autre table paie la note.

Nous n’avons pas de temps pour les « Je te l’avais dit ». Ce sera le moment de rassembler toutes nos forces. Au cours des six prochains mois, il y aura contre notre syndicat des attaques directes, conçues par les mêmes personnes qui ont conçu la réglementation fiscale. 

Ils veulent réduire votre capacité à survivre au sein d’un syndicat. Ils vont attaquer la structure du syndicat, y compris nos finances.

Le loup est non seulement à la porte, il est dans toutes les pièces de la maison.

Notre survie dépend de notre solidarité... ou pas. À vous de décider.


Qui dirige le SUT ?

Chaque section locale du SUT doit tenir des réunions syndicales mensuelles. Chaque membre devrait y assister. C’est lors de ces réunions que les activités de votre section locale sont décidées. Les votes s’y déroulent. Les plans y sont approuvés. Les contrats et les avantages y sont discutés.

Si vous n’êtes pas présents, vous confiez votre participation, votre voix, votre vote à ceux qui le sont. Songez à donner une heure par mois pour faire entendre votre voix et participer à la conversation syndicale.


Qui ne devrait pas diriger le SUT ?

De temps en temps, nous entendons des histoires terribles au sujet des avocats des sections locales qui franchissent les limites. Nos avocats sont embauchés pour nous donner des conseils juridiques, non pour diriger une stratégie syndicale, décider de ce qu’est un bon contrat ou nous dire comment stopper un politicien.

Beaucoup d’avocats avec qui j’ai travaillé sont des gens formidables. Certains ont accompli des choses héroïques pour le mouvement ouvrier.

Malheureusement, il arrive souvent que de bons avocats soient incapables de rester dans leur voie et limiter leur contribution à ce qu’ils comprennent le mieux – la loi. Nous devrions leur accorder le respect qu’ils méritent en tant qu’avocats syndicaux.

Mais ils doivent également nous accorder le respect que nous méritons en tant qu’adultes capables de prendre des décisions sans être rabaissés. Si les avocats syndicaux disent aux membres qu’ils sont « trop stupides pour comprendre le contrat » ou qu’ils menacent que les membres en disant qu’ils « feraient mieux d’accepter un accord sinon... », ils ont besoin de se faire rappeler à qui ce syndicat appartient.

Si votre section locale fait face à de sérieuses menaces extérieures, surtout depuis que les tribunaux sont en train d’être pris en charge par les partisans de la droite, ne comptez pas sur les avocats ou les tribunaux pour vous sauver. Ce syndicat a été bâti par des travailleurs du transport en commun – pas des consultants. Vous ne pouvez pas poursuivre ou arbitrer votre chemin vers le pouvoir.

Le pouvoir est ce dont vous avez besoin pour gagner. Les membres, une fois informés et organisés, sont des bâtisseurs de pouvoir. Près de 100 % des défis auxquels nous faisons face sont des points de ralliement potentiels pour nos usagers. Nous comptons 100 usagers pour chaque membre actif. Pensez-y.

Mettez votre confiance dans vos membres et vos usagers – pas quelques avocats et un juge.