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Des sections locales de tout le Canada défendent les membres de Toronto

Des sections locales de partout au Canada se sont portés à la défense de la section locale 113 − Toronto, ON, lors d’une conférence de presse dénonçant la tentative unilatérale de l’ancien président local, Bob Kinnear, de retirer des membres du syndicat en février dernier.

Voici quelques commentaires recueillis lors de l’évènement :

Paul Thorp, président de SUT Canada : « J’ai lancé un appel à mes frères et soeurs, et la réponse a été extraordinaire. Sans hésiter, ils sont montés à bord d’avions, de trains et de voitures pour venir représenter la section locale du SUT qu’ils aiment.

Ils veulent que les gens comprennent qu’il ne s’agit pas ici d’une « prise de contrôle par les États-Unis ». Il s’agit d’une seule personne dont l’intention est de démolir une organisation pour satisfaire ses propres intérêts. Et cela m’affecte. Cela me blesse de voir cette personne, qui avait proclamé son amour pour notre organisation, avoir l’audace de tenir de tels propos. »

Margaret Gilbert, présidente de la section locale 1582 − Niagara Falls, ON : « J’adore ce syndicat. J’aime les membres avec qui je travaille et j’aime mon travail de conductrice d’autobus, travail que je fais depuis plus de 20 ans. Le SUT a été présent pour moi et a répondu à toutes les demandes que nous leur avons adressées... Ils nous ont appuyés financièrement et de toutes les façons dont nous avions besoin. Ces gens comptent beaucoup pour moi et je suis fière d’être ici. »

Jack Jackson, 1572 − Mississauga, ON : « C’est avec plaisir que je suis ici aujourd’hui pour exprimer mon inquiétude et le fait que notre frère Kinnear − et j’utilise le terme « frère » dans son sens large − tente de peindre un portrait d’un Canada contre les États-Unis qui n’est pas un portrait réel...

C’est une triste journée, mais ce qu’il y a de bien, c’est que nous nous tenons fièrement debout et je tiens à envoyer un message à nos frères et soeurs du 113, avec qui nous partageons la frontière. Je veux vous dire que le 1582 est de votre côté, de même que toutes les sections locales du Canada et toutes les sections locales des États-Unis, et qu’à la fin de cette tempête, nous serons debout et fiers. »

Manny Sforza, vice-président international : « Nous sommes ici pour protéger les intérêts de nos membres. Nous avons l’appui non seulement de notre communauté, mais, comme vous pouvez le voir, de tout ce grand pays.

Une seule personne ne fait pas un syndicat. Bob Kinnear nous a laissé tomber. Il est libre de faire ce qu’il veut, mais il ne nous représente pas.

Bob Kinnear a décidé de quitter le syndicat dans son propre intérêt, mais nous sommes ici pour défendre votre intérêt − celui de demeurer avec le SUT. Nos frères et soeurs s’investissent dans les enjeux qui importent le plus à nos travailleurs du transport en commun. C’est notre unique objectif.

Travailleurs du transport en commun : le SUT, c’est nous tous. Nous sommes des travailleurs du transport en commun et  nous sommes solidaires depuis 120 ans.

Nous avons ici des gens venus de Saskatoon, des gens venus de Régina, des gens venus d’Ontario, des gens venus d’Edmonton. Sans poser de questions.

« Paul, tu as besoin de quelque chose? » et « Nous serons là pour toi » ont été leur réponse. Ils ont compris que lorsqu’on dit « un SUT », cela signifie que si vous attaquez l’un d’entre nous, vous nous attaquez tous.

Aujourd’hui est un triste jour, car au lieu d’être ici à discuter des enjeux auxquels font face nos travailleurs du transport en commun, nous parlons des intérêts d’un seul homme qui a perdu ses élections lors de notre dernière conférence internationale. La réalité est que le Syndicat international a mis de l’avant plusieurs d’initiatives pour défendre les travailleurs du transport en commun. Nous sommes réellement les chefs de file de l’industrie.

Le président Hanley a mis en place des initiatives contre les temps de trajet irréalistes, les agressions de conducteurs, les angles morts dans le cadre du travail, les pauses pour les toilettes; ce ne sont là que quelques-unes des initiatives que le Syndicat international a mises en place. Il ne l’a pas fait au Canada, il ne l’a pas fait aux États-Unis, mais à l’ensemble de l’Amérique du Nord. Ils n’ont jamais refusé quoi que ce soit à une section locale canadienne.

Le président Hanley et le Syndicat international ont également mis en place des initiatives de formation afin que les petites sections locales n’aient pas à se rendre à Washington pour recevoir leur formation. Elles ont maintenant accès à la formation sur vidéo.