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Des travailleurs et des militants pour la liberté d'expression dénoncent l'intimidation policière à l'égard d'étudiants offrant leur appui aux membres du SUT de Grand Rapids

La United Farm Workers (UFW) et le Bill of Rights Defense Committee/Defending Dissent Foundation (BORDC/DFF) ont vigoureusement condamné la mairesse de Grand Rapids (Michigan), Rosalynn Bliss, pour avoir envoyé des policiers intimider des étudiants et des travailleurs qui participaient pacifiquement à une manifestation assise (sit-in) lors d'une réunion du conseil d'administration de The Rapid – le système de transport en commun de la ville.

Les organismes réagissaient aux actions des enquêteurs de police qui se sont rendus aux domiciles des étudiants et des travailleurs, menaçant de les accuser de désordre public pour leur participation à la manifestation de janvier qui visait à dénoncer les hausses de tarif, le vol des pensions des travailleurs et les négociations interrompues entre la section locale 836 et l'agence du transport en commun.

Ces visites se sont produites immédiatement après que la mairesse Rosalynn Bliss ait participé à une marche honorant la vie et l'héritage de l'activiste Cesar Chavez, reconnu pour ses tactiques de désobéissance civile lorsqu'il dénonçait les abus des employeurs envers les travailleurs agricoles.

 

Hypocrisie

La lettre du UFW à la mairesse Bliss exprime l'indignation ressentie de la voir marcher au nom de leur fondateur le jour précédent l'envoi de policiers pour harceler les manifestants :

« Je vous écris dans le but d'exprimer notre profonde déception face à la stupéfiante hypocrisie dont votre administration a fait preuve la semaine dernière. Un jour, vous marchez sous notre bannière afin de commémorer le travail d'un chef de file américain, notre fondateur Cesar Chavez.

Le lendemain, vous déployez les forces policières de Grand Rapids au domicile d'étudiants militants afin de les intimider pour avoir organisé, en janvier, une manifestation assise (sit-in), appuyant les travailleurs du transport en commun », écrit le président du UFW, Arturo Rodriguez. « Les actions antisyndicales, et l'intimidation des travailleurs et des militants par les policiers, rappellent une époque sombre de notre histoire, une époque particulièrement douloureuse pour les travailleurs agricoles. »

Cette dernière tentative du maire Bliss de faire taire les travailleurs et les militants de la communauté s'inscrit dans un effort continu et agressif de museler quiconque ose critiquer le vol des pensions des travailleurs du transport The Rapids, la violation du premier amendement des droits des travailleurs, la récente hausse des tarifs de 16 %, et la généreuse augmentation de salaire accordée à son PDG.

Lorsque questionné au sujet de ces visites aux domiciles des étudiants, le sergent de police de Grand Rapids, Terry Dixon, déclare à The Grand Rapids Press que le dossier est clos, mais que le département s'est fait « ultérieurement demander de rouvrir le dossier », soit presque deux mois après l'incident. Le sergent Dixon admet également « qu'il ne se passe pas grand-chose. Nous abandonnons ce dossier. Aucune accusation ne sera portée. »