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Gardons le transport en commun public – le combat se poursuit en Ontario

Au cours de la dernière année, les sections locales du SUT de l’Ontario ont mené une campagne agressive pour garder public le transport en commun.

Sous l’égide de l’agence Metrolinx, organisme de transport en commun, le gouvernement provincial de l’Ontario, dirigé par les libéraux, avait l’intention de dépenser des milliards de dollars pour des projets de transport, en cours et nouveaux, dans la RGTH. Le problème? Chaque projet aurait été réalisé en partenariat public-privé ou P3.

En juin 2018, l’élection provinciale en Ontario a lancé la prochaine phase de la campagne Keep Transit Public (Gardons le transport en commun public). Deux des trois principaux partis politiques de la province promettaient davantage de privatisation et de compression dans les services publics dans leurs plateformes et leurs déclarations publiques.


Les libéraux et les progressistes appuient la privatisation

Les élus libéraux et les progressistes-conservateurs dirigés par Doug Ford ont clairement laissé entendre qu’ils appuyaient encore plus la privatisation, notamment la prise en charge du système public de métro de la Toronto Transit Commission (TCC), qui emploie des milliers de membres du SUT.

Pour se préparer, les sections locales ont d’abord sensibilisé les membres sur ces questions. Ils ont rapidement constaté que bon nombre de nos membres examinent la question de la privatisation des transports en commun et qu’ils sont impatients de s’y attaquer de front.


Campagne menée par les membres

Au lieu d’élaborer un plan dans le vide et d’attendre que les membres passent à l’action, nos sections locales ont invité des membres de leurs bases syndicales à participer au processus de planification, leur ont fourni une formation critique et les ont envoyés en mission.

L’équipe d’action multisyndicale de Keep Transit Public s’est mise à l’œuvre et a informé des milliers de collègues de ce qui se passait réellement dans les coulisses de Metrolinx. Dans le processus, ils ont établi une liste de plus d’une centaine de bénévoles!

En collaboration avec SUT Canada et l’International, ils ont élaboré un bulletin de vote sur le transport en commun, accordant une note à chaque parti politique de l’Ontario en fonction de leurs politiques ayant une incidence sur les travailleurs et les usagers du transport en commun. Un seul parti a réussi avec brio : les néo-démocrates de l’Ontario.

De là, l’équipe de Keep Transit Public a organisé des séances de sensibilisation auprès des passagers et de la communauté, et a commencé à établir des relations comme jamais auparavant. Ils ont passé les dernières semaines préélectorales à s’assurer que les usagers savaient où se situaient les trois principaux partis sur l’enjeu de garder public le transport en commun.

L’équipe a fait pression sur les politiciens au niveau municipal et sur les candidats au niveau provincial pour qu’ils prennent position et signent une promesse sur papier afin que le transport en commun reste public. La liste complète des candidats qui ont signé la promesse est disponible à l’adresse keeptransitpublic.ca.

Keep Transit Public est né du partenariat de plusieurs syndicats locaux de la RGTH et est soutenu par SUT Canada et l’International. Chaque section locale s’est concentrée à mobiliser ses membres et à éduquer les usagers sur leurs objectifs communs, ce qui a contribué à positionner la campagne à l’avant-plan aux yeux des membres.

Bien que l’élection d’une majorité progressiste-conservatrice ait été décevante, la campagne Keep Transit Public, dirigée par les membres, a modifié les discours en Ontario au sujet du transport en commun et de la sous-traitance.


Bâtir des relations plus solides dans le transport en commun

Les membres ont établi des relations plus solides avec les passagers, les groupes communautaires et les représentants élus. Ils ont contribué à propulser le NPD de l’Ontario de troisième parti à l’Opposition officielle, où ils offriront une voix forte et anti-privatisation aux travailleurs et aux usagers du transport en commun.

Alors que le premier ministre Doug Ford a promis de « privatiser tout ce qui n’est pas cloué », les sections locales du SUT et leurs alliés communautaires et politiques de la province sont mieux préparés que jamais à lutter contre la privatisation et les compressions dans le transport en commun.


Les élections municipales approchent

Les élections municipales arrivent à grands pas. Suite au travail du SUT, les conseils municipaux de Toronto et de Hamilton exigent déjà que le transport en commun dans leurs villes demeure public.

Le mouvement Keep Transit Public utilisera ces victoires comme base pour modifier localement l’équilibre du pouvoir en octobre. L’équipe se prépare à élire des candidats qui résisteront à la privatisation et à l’intimidation provinciale.