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Les bénévoles — le moteur essentiel de la réussite locale et nationale

En ce moment, pendant que vous lisez cet article, votre syndicat travaille pour vous. Vos représentants locaux et délégués syndicaux s'assurent que la direction respecte votre contrat. Vos représentants internationaux investissent beaucoup d'efforts pour promouvoir vos intérêts partout au Canada, de même qu'aux États-Unis.  Ils effectuent les tâches quotidiennes du syndicat.

Mais lorsque vos dirigeants locaux veulent accomplir quelque chose, souvent ils vont solliciter l'aide d'un membre du personnel-cadre de votre syndicat, choisissant une personne sur qui ils savent qu'ils peuvent compter et dont elle fera tout le nécessaire pour aider.

Ces bénévoles ATU, non rémunérés et non acclamés, peuvent être aperçus en train de participer aux rassemblements et manifestations, de distribuer des dépliants pendant l'heure de pointe, de faire avancer le piquet de grève au cours d'une grève, de faire du porte à porte et d'établir des listes téléphoniques pendant une campagne électorale, de participer à des réunions du syndicat — vous leur demandez et ils sont là.   Collectivement, ils se transforment en un moteur de progrès qui est essentiel à la réussite du syndicat local, de même qu'au syndicat international.


Vous n'avez pas reçu la note


Le chauffeur d'autobus, Glenda Akins, 192-Oakland, CA, est une de ces bénévoles. D'après la présidente locale 192, Yvonne Williams, « Glenda Akins fonce dès que le signal de départ est donné! »... Si vous lui demandez d'être quelque part, elle dit : «  Je t'attends, pourquoi tu tardes autant. »

Les bénévoles ATU semblent tous partager une vision de la vie énergique, joyeuse et optimiste, qui refuse de se livrer au cynisme à propos de ce qu'il est possible d'accomplir. Ils ne font pas que croire, ils savent qu'ils peuvent faire la différence.

Prenons par exemple le chauffeur de transport adapté, Mark Beeching, 1724-Vancouver, BC. « Il y a sept ans de cela », raconte le président local 1724, Timothy Johnson, « son employeur était sur le point de perdre son contrat de service à cause d'une erreur de budgétisation. Mark, avec l'aide d'autres collègues, de cadres et de la communauté des handicapés, a convaincu nos autorités de transport en commun de remettre en question leur intention de donner le contrat à un autre fournisseur. »

Songez également à Nathaniel Arnold, aussi faisant partie du local 192, à propos de qui Williams affirme qu'il est « un défenseur du syndicalisme et un activiste communautaire qui est passionnément impliqué dans le processus politique ». Son implication dans les groupes de défense de transport a contribué à l'augmentation des allocations locales de fonds afin de protéger le service d'autobus dans le comté.

Ces gens ne semblent pas avoir reçu la note leur disant qu'une personne n'est pas en mesure de faire la différence. Ils foncent vers l'avant et ils gagnent!


Pourquoi bénévole?


Qu'est-ce qui motive ces gens?

Le chauffeur d'autobus, Michael Barnes, 689-Washington, DC, a fait des discours en faveur du transport en commun et du syndicalisme lors d'audiences publiques, il a fait du piquetage pour appuyer des membres en grève à Richmond, VA, et il a exercé la fonction de délégué à la Convention internationale de 2010. Il tire sa motivation du fait qu'il est conscient des sacrifices qu'ont fait ceux qui l'ont précédé.

« C'est mon devoir », dit-il, « les gens du syndicat qui étaient là avant moi ont bâti la classe moyenne.  Plusieurs gens sont morts pour qu'il me soit possible d'avoir un bon emploi. »

Beeching de Vancouver pousse la certitude encore plus loin en affirmant : « ce n'est pas mon devoir d'aider ceux avec qui je travaille, c'est mon privilège. »

Pareillement, Akins raconte que « Je fais du bénévolat pour le local parce que je sais c'est quoi de lutter pour gagner le salaire minimum et de ne pas avoir de couverture des soins de santé; et pour moi c'est un plaisir de sortir et de combattre ensemble avec les autres membres du syndicat pour que le travail soit accompli. Par conséquent, je demande ce que je peux faire pour le syndicat local et non ce que le syndicat local peut faire pour moi. »

Beeching caractérise bien l'esprit des bénévoles en disant « C'est un honneur pour moi de travailler pour et avec des gens dévoués qui fournissent nos services. »

Le bénévolat peut contribuer à créer les coalitions nécessaires pour que les idées progressistes puissent être entendues.

Arnold d'Oakland fait du bénévolat afin d'établir des relations avec des organisations communautaires, des politiciens, des membres du clergé et d'autres alliés qui peuvent aider son syndicat local à obtenir un contrat juste et équitable. Arnold est convaincu que la force du syndicat local émane du public et donc il doit montrer au public qu'il se soucie de ce qui est important à ses yeux.

Il explique : « Nous pouvons saisir les opportunités offertes par notre diversité, puiser des forces de celle-ci et prospérer ensemble, ou bien nous pouvons nous concentrer sur nos différences et essayer de restreindre l'accès et limiter la prospérité pour nous tous, avec le résultat que 1 % de la population s'enrichit et le reste de nous luttons pour ce qui reste. »


La connaissance de l'histoire du syndicalisme motive les bénévoles


Un sens de l'histoire imprègne une grande partie des discussions sur le bénévolat.

Le chauffeur d'autobus, Lawrence Cole, 689-Washington, DC, entre autres choses, consacre du temps de bénévolat en tant que sergent d'armes au bureau du syndicat local. Il a voyagé dernièrement à Ohio dans le but de faire du porte-à-porte dans un effort, couronné de succès, de faire échouer la Loi antisyndicale 5 et il a participé aux récentes marches des syndicats à Washington, DC.

Il fait du bénévolat et il dit : « Parce que je dois le faire. C'est une nécessité. » Cole sait que les membres du syndicat qui l'on précédé lui ont ouvert la porte de son emploi. Il veut donc « garder les portes ouvertes pour ceux qui viennent après lui. Je veux que les gens puissent dire que Lawrence Cole a supporté quelque chose, qu'il a fait une différence. »

Le chauffeur d'autobus n'en revient pas que des employés « croient vraiment que leurs salaires et avantages d'emploi sont des choses qui leur sont simplement données, plutôt que des résultats difficilement gagnés lors de luttes avec leur employeur. » Il dit aux travailleurs confrères « de s'impliquer ». Puis lorsqu'ils le font, il affirme que « Cela leur ouvre les yeux. Ils commencent à voir tout ce que le syndicat fait pour eux. »

Barnes est d'accord en disant que « Les gens ne connaissent pas l'histoire des syndicats. Ils ne savent pas que c'est un mouvement. Nous tenons pour acquis notre emploi et le syndicat, mais il faut être conscient des efforts qui ont été nécessaires pour amener le syndicat là où il est et ce qui est nécessaire pour qu'il y reste. »

« Les syndicats », dit-il, « ont donné aux travailleurs l'opportunité de parler. Vous devez aller aux rencontres. Ne laissez personne parler à votre place. »


Sources d'information exacte


Un des rôles surprenant des bénévoles semble être de tout simplement transmettre des informations exactes.

Barnes affirme qu'il y a « un déficit de gens transmettant l'information d'une génération de syndiqués, à une autre ».

Le chauffeur d'autobus Denita Tyler, 689-Washington, DC, déclare : « faites savoir aux gens quels sont leurs droits et que nous combattons pour les gens ordinaires ».

Tyler participe régulièrement à des manifestations et des protestations, elle fait du travail de bureau au syndicat et elle aide « partout où on a besoin de moi ». Elle dit qu'elle fait du bénévolat « pour que les gens voient que justice est faite ».

Tyler pense que beaucoup de gens « ne réalisent pas qu'ils peuvent faire la différence... Je dis aux gens que s'ils veulent voir un changement et faire une différence, ils doivent s'impliquer ».

Plusieurs des bénévoles qui ont parlé à In Transit étaient d'accord que certains employés ne comprennent pas que leur syndicat local négocie un nouveau contrat pour eux tous les trois ans.

« Vous entendez les gens se plaindre », dit Tyler, « mais ils ne savent pas que nous pouvons négocier un changement ».


« Le syndicat c'est nous »


Le chauffeur d'autobus Aaron Brooks, 689-Washington, DC, a participé à des manifestations à Washington et il essaie d'être présent à toutes les rencontres du syndicat. Il a commencé à croire au mouvement syndical après avoir déménagé d'un emploi dans une société non syndiquée du Sud, à un emploi syndiqué.

« Les gens disent des choses qui ne sont pas correctes », affirme Brooks.  « Je leur explique qu'ils doivent connaître les règles des deux côtés. »

« Le syndicat c'est nous, non seulement les gens qui sont nommés comme représentants, et il y a des choses qui doivent être faites. »

« Je vois plusieurs personnes qui sont ici seulement pour l'emploi, seulement pour avoir leur chèque de paie, jusqu'au moment où ils ont besoin de l'appui du syndicat », dit-il.

Après avoir travaillé dans une entreprise non syndiquée, Brooks comprend que ces entreprises peuvent « faire tout ce qu'elles désirent. Mais ici, avec le syndicat, il y a des étapes et des procédures ».


Une vision plus large


Les bénévoles partagent également une vision plus large de leur travaille - plus large que simplement faire plus d'argent et obtenir plus d'avantages d'emploi.

« Je suis persuadé », dit Beeching, « qu'un syndicat est plus qu'une organisation. Le temps que nous investissons protège ceux qui suivent, aussi bien que ceux avec qui nous travaillons et de qui nous nous soucions maintenant... Dans notre rôle d'employés syndiqués de HandyDART (transport adapté), nous sommes dans une position unique : nous fournissons un service à des gens dont la voix se fait le moins entendre dans la société. Les relations que nous établissons au cours de notre carrière nous poussent à protéger davantage nos clients — ils font partie de la famille aussi. »


ATU a besoin de vous!


ATU a besoin de plus de bénévoles comme ceux décrits ci-dessus. À l'approche des élections présidentielles et parlementaires des États-Unis dans quelques mois, le président international Larry Hanley a lancé une campagne pour recruter un nombre sans précédent de membres de l'ATU pour donner bénévolement du temps dans le but d'appuyer les candidats en faveur du syndicalisme et du transport en commun. Mais cette campagne implique plus que les élections à venir, il s'agit de lutter pour les droits et la dignité de nos membres, du mouvement syndical et des familles des travailleurs, d'aujourd'hui et de demain.

Serez-vous un de ces bénévoles? Pour de plus amples informations, visitez www.atu.org ou appelez votre syndicat local dès aujourd'hui.