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Moncton est la dernière ville à se tourner vers la pression du jeu du lock-out

Y aura-t-il une fin? Alors que In Transit mettait sous presse, les membres du syndicat local 1290 de Moncton (NB) entamaient leur septième semaine de lockout qui avait débuté le 27 juin.   Les employés de Codiac Transpo étaient en lockout à la direction du conseil de la Ville alors que les membres affirmaient le faire pour ramener les deux côtés à la table de négociations.

Le lockout était la dernière action entreprise par les directeurs de Codiac qui réduisaient leur service, car selon eux, l'agence n'avait pas suffisamment de personnel pour couvrir les quarts de travail. Les réductions de service ont réduit le nombre d'heures travaillées par les membres du syndicat local 1290.

 

La dernière tactique de lockout anti-syndicaliste

Malgré la prospérité de l'économie canadienne, les lockouts ont été une tactique de plus en plus fréquente, employée par les agences du transport en commun pour mettre de la pression sur les syndicats locaux qui essaient de négocier des contrats justes.

Il y a un an, les négociations ont repris entre le syndicat local 615 et le transport public de Saskatoon (SK), après que le syndicat local ait suspendu une action de travail et que l'agence a fait part de ses plans de lockout.

Acadian Lines a mis en lockout ses 59 membres  du syndicat local 1229 pendant  cinq mois avant que les parties soient arrivées à un contrat près de Saint-John (NB).

Une menace de lockout a été évitée en janvier, lorsqu'un accord a été conclu entre le syndicat local 107 et la ligne ferroviaire de la rue Hamilton (ON).

Entre temps à Moncton, le syndicat local 1290 et Codia Transpo sont revenus à la table des négociations avec un médiateur le 8 juillet, seulement pour rompre les pourparlers le lendemain.

 

Mauvaise foi

Le président George Turple a affirmé que la Ville offrait même moins qu'auparavant, renforçant les plaintes du conseil du syndicat local accusant la Ville d'avoir négocié de mauvaise foi.

Le syndicat  local n'a jamais franchi le pas nécessaire pour permettre un arbitrage d'une tierce partie, mais la Ville ne s'entend pas pour laisser plus de 7000 passagers coincés.

Le lockout de Monction a particulièrement eu des répercussions négatives sur les personnes âgées, les forçant à annuler des rendez-vous médicaux, et même à se priver de leur épicerie.

Or, jusqu'à présent, leur sort et les difficultés d'autres utilisateurs du transport en commun n'ont pas été suffisants pour faire bouger Moncton pour parvenir à un accord avec ses employés.