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Le SUT attaque le coronavirus de front

La pandémie du coronavirus s’avère être la menace la plus dangereuse pour les travailleurs des transports en commun depuis la grippe espagnole de 1918. Au moment de la rédaction de ce document, le COVID-19 a touché plus de 1500 employés des transports en commun et ôté la vie à plus de 160 travailleurs des transports en commun, dont 46 étaient membres du SUT.

Depuis le début de l’épidémie en Amérique du Nord, l’International travaille avec les locaux pour protéger la santé et les moyens de subsistance de nos membres qui travaillent en première ligne. 

Un sondage de grande envergure mené en avril auprès des locaux du SUT a constaté que 50 % des employeurs ne fournissaient pas de masques ni de gants à leurs travailleurs ; et parmi ceux qui leur avaient remis des équipements de protection individuelle (EPI), beaucoup n’en avaient pas suffisamment pour chaque travailleur.  Nombre d’entre eux ne protégeaient pas suffisamment le personnel d’entretien ou de nettoyage ou n’avait pas suffisamment de remplacements en stock pour assurer la salubrité. Pour en savoir plus, lire le sondage page XX.

 

Le syndicat appelle des mesures d’urgence 

Ce rapport choquant a réaffirmé la décision du syndicat début mars d’exiger que les employeurs des transports en commun mettent en œuvre des plans complets pour protéger nos membres et réduire l’exposition des usagers.

Le syndicat a débuté sa campagne agressive en vue d’un service sûr (Safe Service campaign), mobilisant les syndicats locaux pour que nos dix revendications l’emportent. L’International a encouragé les fonctionnaires locaux à mettre la pression sur les employeurs pour protéger les membres et réagir rapidement à des rapports d’exposition possible au virus.  Les locaux du SUT ont réagi en rédigeant des pétitions, en inondant l’agence d’appels vidéo, en mobilisant les membres pour procurer des piquets écartés les uns des autres selon la distanciation sociale.

 

Le syndicat lance le Centre de commandement et le site web du COVID-19 

Reconnaissant la gravité et l’impact potentiel du coronavirus sur nos membres, le SUT s’est mis tout de suite à émettre des recommandations aux locaux, y compris une liste de choses à faire par les membres pour éviter et prévenir l’infection. Le syndicat a également envoyé des notes de service à tous les dirigeants locaux contenant des instructions pour la désinfection des véhicules, la compréhension de l’équipement de protection individuelle et les questions des relations de travail.

 

Mises à jour hebdomadaires, discussion avec les dirigeants

A la mi-mars, le président international Costa a organisé une assemblée publique téléphonique en direct avec les dirigeants locaux et internationaux pour discuter de la crise et lancer le Centre de commandement et d’intervention ainsi que la page web du SUT pour le COVID-19.  Les assemblées publiques téléphoniques ont continué chaque semaine afin de transmettre d’importantes mises à jour et de coordonner la campagne du SUT contre la pandémie.

Le Centre de commandement a procuré aux dirigeants locaux un mécanisme de réponse rapide pour régler les problèmes qui surviennent au cours de la lutte contre la pandémie. On a mis au point une boîte de courriel et une permanence téléphonique pour le COVID-19, gérées 24 h/24 par l›international pour répondre aux questions des membres et pour une assistance juridique et à des fins de négociations, de campagnes et de communications.   

L’International a également mis en place une page du site de COVID-19 à www.atu.org/covid-19 afin de servir de ressource pour toutes questions liées à la pandémie croissante. Les ressources de la page web comprennent des brochures d’information, des listes de contrôle sur la sécurité au travail, des conseils pour la prévention, la législation américaine et canadienne, des renseignements provenant des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control, CDC) et d’autres organisations gouvernementales. 

 

Le SUT joue un rôle clé dans l’adoption de la loi CARES 

Lorsque la fréquentation a chuté, au moment du confinement obligatoire au niveau étatique et local, le SUT a aidé à obtenir plus de 25 milliards $ de fonds d’urgence pour les transports grâce à la loi CARES Coronavirus Aid, Relief, and Economic Security, (Secours d’urgence et sécurité économique associés au coronavirus)  adoptée par le congrès des États-Unis.  La loi permet aux transporteurs d’utiliser le financement pour payer les employés et assurer le service pour les travailleurs essentiels. En outre, la loi finance l’achat de masques N-95, de gants et d’autres équipement de protection individuelle (EPI) ainsi que de produits de nettoyage et de désinfection. 

 

Décès du premier membre atteint du COVID-19

Le 27 mars, le SUT a déploré le décès de son premier membre du COVID-19, Local 1576-Lynnwood, WA, le délégué Scott Ryan.

« La réalité tragique de cette pandémie dévastatrice et meurtrière est bien là. Elle a fauché l›un des nôtres– Scott Ryan, délégué du Local 1576 – qui n›avait que 41 ans » a regretté John Costa, président international. Nos condoléances les plus sincères à la famille de Scott Ryan, à sa famille élargie, et à tous ceux qui le connaissaient. »

 

Le SUT, le TWU ont promis une
« intervention agressive »

Au moment où la pandémie s’intensifiait au début avril, le SUT s’est joint à d’autres importants syndicats américains, le Transport Workers Union of America (TWU, Syndicat des travailleurs américains du transport), pour augmenter la pression sur les systèmes de transport en commun, promettant de prendre des « mesures agressives » si les transporteurs ne protégeaient pas mieux leurs travailleurs du COVID-19.

Si les organismes de transport public ne prennent pas de mesures immédiates et draconiennes pour protéger nos membres, il y aura de graves conséquences, » a averti le président de TWU International, John Samuelsen.  

 

« Ce n›est pas en mourant qu›on gagne sa vie »

Faisant écho à ces mêmes sentiments, Costa a affirmé, « nous sommes prêts à prendre toutes les mesures agressives nécessaires pour protéger nos membres et leurs familles. Rien n’est exclu. Ce n’est pas en mourant qu’on gagne sa vie. »

Le 8 avril, le SUT, le TWU, et un autre syndicat de transports en commun, SMART-UTU, représentant ensemble plus de 90 pour cent de tous les travailleurs du transport, ont envoyé une lettre comportant la liste de nos revendications de sécurité aux leaders démocratiques et républicains du congrès. La coalition des syndicats de transport en commun a exigé que la Federal Transit Administration (FTA) publie des normes obligatoires d’urgence pour les EPI, accorde une prime de risque aux travailleurs essentiels des transports en commun, et demandent à l’administration américaine de la sécurité et de la santé au travail (Occupational Safety and Health Administration, OSHA) de publier des normes provisoires pour protéger les travailleurs du transport et d’autres.

En même temps, le SUT Canada a fait appel à tous les ministres provinciaux pour qu’ils procurent des EPI à tous les travailleurs du transport en commun, et au gouvernement fédéral pour qu’il assure un soutien aux réseaux de transport.   

 

Campagne Safe Service Now (Sécurité du service) du SUT

Le 13 avril, le président international Costa a envoyé une lettre à chaque organisme de transport pour les informer personnellement des revendications qui sont maintenant devenues la pièce maîtresse de la nouvelle campagne agressive du SUT « Safe Service Now Campaign ».

Nos revendications : 

Mise à disposition de tout l’équipement de protection individuelle recommandé à chaque travailleur, y compris gants, masques, produits désinfectants et tous les EPI nécessaires. 

Un congé maladie du fait de la pandémie pour toute personne présentant des symptômes du COVID-19, qui a été exposée au virus ou qui a des obligations familiales découlant des fermetures. 

La prime de risque des travailleurs considérés essentiels au cours d’une crise de santé publique doit être au moins 1,5 fois leur salaire normal. 

Entrée par la portière arrière et suppression du prix du ticket pour favoriser la distanciation sociale.  

Rétention des employés et maintien des salaires et des avantages sociaux pendant la période de réduction des services. 

Prolongement stratégique du service pour éviter qu’il y ait trop de monde.  

Les limites du nombre de passagers dans les autobus sont de 10 personnes et d’une seule dans les services de transport adapté. 

Le service doit être limité aux travailleurs essentiels et aux personnes cherchant à obtenir des soins.  

On doit exiger que tous les passagers portent des masques à bord d’un véhicule de transport en commun.  

Prestation de tests de dépistage gratuits des symptômes du COVID-19 sur place pour les travailleurs du transport en commun. 

 

Pétition

Dans le cadre de la Campagne « Safe Service Now », une pétition en ligne a été envoyée pour recueillir des soutiens à nos demandes. Au moment de la rédaction de ce document, plus de 5500 personnes ont signé cette pétition. En outre, une campagne agressive dans la page ATU (SUT) des réseaux sociaux Facebook et Twitter a fourni aux membres des images avec des mèmes/des images et des vidéos pour les sensibiliser à nos demandes de service sécuritaire.  

Au moment où les états commencent à rouvrir, le SUT a envoyé une lettre à la National Governors Association (Association nationale des gouverneurs), les exhortant à inclure le transport en commun dans leur planification de chaîne logistique des EPI, et leur demandant de refuser le service à toute personne sans masque, conformément aux directives des CDC.

 

SUT Canada exige un financement d’urgence

Tout comme aux États-Unis, les réseaux de transport canadiens ont souffert de la diminution du nombre des usagers. SUT Canada a exigé que le gouvernement fédéral accorde des fonds d’urgence aux transports en commun du pays. Mais le premier ministre, Justin Trudeau, a rejeté la demande en maintenant que le financement d’urgence des transports n’était pas une responsabilité fédérale. 

La plupart des Canadiens ne sont pas d’accord avec lui. Un sondage d’opinion financé par le SUT a constaté que 78 pour cent des citoyens veulent que le gouvernement fédéral alloue 5 milliards $ de fonds d’urgence aux services de transport public. 

 

64 % des agences de transport ne sont pas préparées pour le  COVID-19 

En mai, l’International a publié les résultats d’un sondage des syndicats locaux du SUT, indiqué ci-dessus, pour dresser le bilan des conditions de santé et de sécurité auxquelles font face les membres au cours de la pandémie de COVID-19 . Parmi les résultats clés constatés par le sondage, 64 %  des répondants ont déclaré que leurs employeurs ne disposaient d’aucun plan de préparation à la pandémie avant l’apparition du COVID-19. Pour en savoir plus, lire le sondage page XX.

Le SUT continuera à surveiller étroitement l’impact de la pandémie sur nos membres et nos usagers, et continuera à soutenir nos locaux et nos membres en leur procurant l’aide et les informations essentielles qu’il leur faut.

Veuillez consulter la page du site web ATU COVID-19  - https://www.atu.org/covid-19 -qui sera régulièrement mise à jour tant que le coronavirus restera un danger pour les travailleurs du transport en commun.