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Le SUT hausse le ton dans sa campagne pour des stations saines, sûres et sécuritaires

Le SUT hausse le ton dans le cadre de sa campagne visant à corriger les stations dangereusement inadéquates qui rendent les conducteurs d’autobus vulnérables aux agressions et aux problèmes de santé, tant au Canada qu’aux États-Unis. Cette campagne commence avec l’éducation : fournir l’information nécessaire aux membres pour faire pression sur les agences, les législateurs et les gouvernements afin d’offrir aux opérateurs du transport en commun un environnement de travail sain, sûr et sécuritaire.

Parmi les préoccupations de sécurité qui n’ont pas été abordées, la principale concerne la station des conducteurs. Elle est la source de bon nombre de difficultés rencontrées par les conducteurs.


Protection contre les agressions

Les conducteurs d’autobus ne sont ni des soldats, ni des policiers, ni des pompiers; pourtant, chaque jour, ils craignent d’être blessés au travail. Se faire insulter, cracher dessus ou recevoir des coups de poing de passagers turbulents et violents, ou autres formes d’abus sont devenues monnaie courante. De telles conditions de travail sont simplement inacceptables dans la plupart des occupations; pourtant, pour les conducteurs d’autobus,
ces incidents sont maintenant considérés comme « la routine habituelle ».

Parmi les meilleures solutions utilisées pour protéger les opérateurs : des boucliers rétractables qui bloquent les agressions sans compromettre le confort et l’accessibilité des conducteurs.

Il est grand temps pour nous tous d’exiger que les gouvernements et les agences de transport en commun fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les conducteurs d’autobus et de mettre un terme aux agressions – maintenant !


Protéger les piétons des angles morts

Les conducteurs d’autobus vivent également dans la crainte de frapper accidentellement un piéton sur un trottoir caché derrière un pilier de pare-brise et un miroir. Les décès résultant de ces angles morts n’ont pas incité la plupart des gouvernements et des agences à dépenser la somme d’argent minimale nécessaire pour résoudre le problème. Il est plus facile de blâmer le conducteur. La responsabilité rend plus coûteux l’échec dans la livraison de matériel sécuritaire.


Prévenir les blessures au dos

La plupart des conducteurs, sinon la majorité éprouvent des problèmes de dos au cours de leurs carrières. Le martèlement constant des vertèbres des conducteurs leur garantit pratiquement de futurs troubles musculosquelettiques. Plusieurs devront quitter leur emploi, handicapé à cause de longues heures et d’une conception défaillante. Cela doit cesser – maintenant !

L’amélioration des sièges de conducteur d’autobus afin qu’ils protègent les conducteurs contre les blessures au dos a été une priorité faible pour la plupart des propriétés. On devrait exiger des agences qu’elles installent des sièges de conducteur actifs qui utilisent des moteurs pour éliminer davantage de vibrations corporelles pouvant invalider les conducteurs de façon permanente.


Prévenir les maladies pulmonaires

Les conducteurs d’autobus travaillent habituellement dans des environnements où la qualité de l’air ne saurait être tolérée dans un autre lieu de travail. Résultat : beaucoup trop de conducteurs se retrouvent avec des maladies pulmonaires progressives et terminales. Cela doit cesser – maintenant !

Les systèmes de transport en commun doivent s’assurer que l’air respiré par leurs employés respecte les normes minimales prévues pour un milieu de travail sain. Les passagers et les employés méritent de l’air frais et filtré.


Protection contre les blessures professionnelles

Enfin, de nombreux conducteurs subissent des blessures professionnelles attribuables à des tableaux de bord et des contrôles mal conçus. Les agences de transport en commun devraient être tenues d’acheter des autobus qui respectent les normes ergonomiques actuelles pour les conducteurs. Ils devraient être dotés, entre autres, de roues directrices intelligentes qui protègent les poignets, les coudes et les épaules des conducteurs, et de pédales d’accélérateur et de frein réglables.

Ces demandes sont loin d’être exagérées. Elles sont les mesures minimales que les employeurs devraient prendre pour assurer la sécurité de leurs travailleurs. Il est temps de se tenir debout et de demander à être traités avec la même considération que la plupart des autres travailleurs tiennent pour acquis.