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Il faut un amendement en 2014 à la loi électorale pour préserver le droit de vote

Il y a toujours eu un rapport entre le mouvement américain des droits civiques et les autobus.

En 1955, Rosa Parks refusa d’appliquer les lois qui obligeaient les Afro-Américains à s’asseoir à l’arrière du bus, ce qui déclencha le mouvement des droits civiques.

En 1961, les Freedom Riders  risquèrent leurs vies en s’asseyant sur les sièges prévus pour les blancs dans les bus de la ville dans l’ensemble des états prônant la ségrégation, et en pénétrant ensemble dans les stations pour faire avancer les droits civiques.

En 1963, les bus transportèrent des milliers de personnes au Lincoln Memorial à Washington, DC, pour entendre Martin Luther King, Jr. prononcer son discours célèbre « J’ai fait un rêve ».


Le droit de vote est officiel

Au bout d’années de lutte, le congrès adopta la loi de 1965 sur le droit de vote – interdisant la discrimination raciale lors d’un vote - l’un des succès les plus importants de cette époque.

Depuis ce moment, les électeurs afro-américains votent, sont élus à des fonctions publiques - notamment à la fonction la plus élevée du pays. En exerçant ce droit élémentaire, de grands progrès ont été réalisés. Mais bien que la plupart des gens admettent que le racisme n’est pas mort, je ne crois pas que l’on soit persuadé que l’époque « Jim Crow » puisse revenir. 

C’est probablement pour cette raison qu’il y a eu aussi peu de réactions lorsque la Cour suprême a annulé une partie de la loi sur le droit de vote l’an dernier et quand certains gouvernements d’états se sont mis à jouer avec leurs pratiques électorales pour supprimer le vote des minorités.

L’une des tactiques employées est de voter des lois qui exigent pratiquement qu’un citoyen ait le permis de conduire pour voter.

Ces lois garantissent virtuellement que pour les citoyens sans permis de conduire – les gens qui prennent le bus – il sera difficile, sinon impossible, de voter. C’est ainsi que les personnes de couleur, les handicapés et les personnes âgées seront privés de leurs droits au 21e siècle si rien n’est fait pour l’empêcher.


Intégrité ?

Ils disent bien que cela n’a rien à voir avec le racisme – qu’il s’agit seulement d’assurer l’intégrité de notre processus d’élection.  Cela paraît raisonnable, n’est-ce pas ?

Ils avaient aussi de « bonnes raisons » pour la ségrégation en 1955  – mais le système n’en était pas moins raciste et immoral.

Personne ne doit se fier à des paroles raisonnables ayant pour effet de refuser à quiconque ses droits fondamentaux.  Les lois sur l’identification des électeurs sont tout aussi racistes et immorales aujourd’hui que l’étaient les tests d’alphabétisation au temps de la ségrégation.

C’est pourquoi un nouveau projet de loi, l’amendement sur le droit de vote de 2014, introduit au Congrès par les représentants  Jim Sensenbrenner, R-WI, et John Conyers, D-MI, est si important.  Cette législation rétablira les protections essentielles que la Cour suprême avait retirées.

Je vous incite donc de dire à vos sénateurs et représentants au Congrès que vous soutenez l’amendement sur le droit de vote de 2014, et demandez-leur de le soutenir aussi.  Notre droit de vote est trop important pour le laisser filer.


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