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N'abandonnons pas maintenant

L'élection de Donald Trump a été une surprise pour la plupart d'entre nous qui n'aurions jamais imaginé qu'une telle chose pouvait se produire en Amérique. Pourtant, plusieurs signes indiquaient déjà que quelque chose se préparait, mais les sondeurs ne les ont pas pris au sérieux.

D'abord, il y eut l'émergence du sénateur Bernie Sanders qui a pris par surprise le Parti démocratique – tout comme Donald Trump a surpris le Parti républicain. Ensuite, de nombreux électeurs syndiqués – bastion habituellement favorable au Parti démocratique – ont appuyé le candidat républicain.


Le seul enjeu réel

Ces facteurs plutôt apparents lors de l'élection démontrent que le combat de la classe moyenne était en fait le seul enjeu réel de cette campagne.

Donald Trump a su adroitement exploiter la frustration et le ressentiment de tellement d'Américains qui ont le sentiment de travailler plus fort que jamais pour gagner moins que ce qu'ils gagnaient avant la récession. Et il a réussi à convaincre au moins la moitié des électeurs syndiqués qu'il en ferait davantage pour eux que le candidat appuyé par leur syndicat.

Je parie que les syndiqués qui ont voté pour Donald Trump ignoraient que la plate-forme de ce dernier affaiblirait, voire détruirait les syndicats et mettrait fin au soutien fédéral pour le transport en commun (un sujet qui préoccupe grandement les membres du SUT). S'il ne s'agit pas là d'une catastrophe pour les travailleurs en général, et pour les membres du SUT en particulier, je ne sais pas ce qui le serait.


Le « remords de l'acquéreur »

Ce ne sont là que deux des nombreux faits que les électeurs ignorent au sujet de Donald Trump et le « remords de l'acquéreur » finira par rattraper ceux qui l'ont porté au pouvoir lorsqu'ils constateront qu'il ne peut pas réaliser, ou qu'il n'a jamais eu l'intention de réaliser les promesses qu'il a faites.

Voilà pourquoi il ne faut pas abandonner maintenant. Nous devons continuer à nous battre pour ce en quoi nous croyons, non seulement pour éviter le pire à court terme, mais pour être prêts à ramener au bercail tous les travailleurs qui ont voté pour Trump lorsqu'ils se rendront enfin compte qu'ils se sont fait berner.