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Le défi qui se présente à nous

Vous êtes fatigués à la fin de la journée? Je parie que la plupart d’entre vous répondez par l’affirmative. Je parie également que personne ne s’en plaint. Vous vous êtes fait à l’idée qu’il faut travailler fort, et vous faites tout le nécessaire pour gagner votre vie.

Tout comme vos passagers, vous effectuez de longs trajets stressants et éprouvants pour revenir à la maison après de longues journées stressantes et éprouvantes.

Lorsque vous rentrez enfin chez vous, la fatigue se fait sentir, mais vos responsabilités ne s’arrêtent pas là. En tant que parent, vous avez de multiples tâches à effectuer pour vos enfants. Vous avez à peine le temps de souper, et la fin de semaine est remplie des activités que vous auriez bien aimé avoir eu le temps et l’énergie d’accomplir pendant la semaine.

La dernière chose que vous voulez entendre, c’est qu’il faille vous rendre à un rassemblement politique pour soutenir une cause ou un candidat auquel, dit-on, vous devriez vous intéresser.

Selon des études récentes, votre expérience n’a rien d’unique, et les conséquences qui en découlent transcendent votre expérience personnelle.


La navette quotidienne

Selon des chercheurs de l’Université Stony Brook et de l’Université du Connecticut cités dans un rapport récent, le temps que nous passons à faire la navette entre la maison et le travail, une activité qui ne plaît à personne, réduit le temps accordé à l’engagement civique ou politique. C’est particulièrement vrai dans le cas des moins bien nantis, lesquels consacrent à cette tâche plus de temps que tout autre groupe social.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la participation politique connaisse une baisse. Aux États-Unis, les travailleurs ont passé 42 millions d’heures sur la route entre la maison et le travail en 1990. Aujourd’hui, ce chiffre atteint 56 millions d’heures par année.

Ces statistiques laissent croire que nous aurons vraiment du fil à retordre en 2014 puisque les riches feront tout en leur pouvoir pour reléguer la classe moyenne au rang des pauvres, ce qui, en soi, réduit le temps et l’énergie dont nous disposons pour nous défendre.

Justement, les chercheurs montrent que le problème ne touche pas les gens fortunés qui ont de longs trajets à faire pour se rendre au travail puisqu’ils disposent des ressources nécessaires pour gérer le stress et la fatigue, ressources que nous n’avons pas.

Le résultat? Les personnes qui mènent des actions civiques et politiques sont surtout, vous l’aurez deviné, des gens riches.

De là, on peut facilement imaginer où la situation nous mènera.


Il n’existe pas de solution simple

À cette situation, il n’y a pas de solution simple. J’espère toutefois qu’en comprenant et en définissant le problème, nous prendrons conscience de la situation et trouverons la motivation d’y remédier.

Je vous encourage donc tous à faire un effort supplémentaire cette année : engagez-vous à lutter aux côtés de l’équipe du Syndicat uni du transport pour protéger nos emplois et nos droits.

Je sais que ce ne sera pas facile, mais, vous savez - rien ne l’a jamais été.